Les Quinconces L'espal - Scène nationale du Mans

THÉÂTRE

Estelle Savasta - Cie Hippolyte a mal au cœur

01 - 02 février 2022

NOUS DANS LE DESORDRE © Danica Bijeljac
NOUS DANS LE DESORDRE © Danica Bijeljac
NOUS DANS LE DESORDRE © Danica Bijeljac
NOUS DANS LE DESORDRE © Danica Bijeljac
NOUS DANS LE DESORDRE © Danica Bijeljac
NOUS DANS LE DESORDRE © Danica Bijeljac

À l’horizontale

 

En ce dimanche qui ressemble à tous les dimanches, dans une ambiance allègre et primesautière, une famille qui ressemble à toutes les familles s’apprête à passer à table puisque, en effet, c’est l’heure. À cette table ne manque qu’Ismaël, l’aîné, vingt ans au compteur. Tiens ! On l’appelle, on le hèle, on crie son nom et on finit quand même par le retrouver. Où ça ? À l’orée de la forêt, pas très loin de la maison. Allongé à même le sol...

 

Aïe. Rupture d’anévrisme ? Crise cardiaque foudroyante ? Balle perdue d’un chasseur imprudent ? Non : Ismaël va bien. C’est juste qu’il a décidé de se coucher, de ne plus jamais se relever et de ne plus jamais parler non plus. Ce qui, on peut le comprendre, plonge ses parents, sa sœur cadette et sa meilleure amie dans un profond désarroi. Comment communiquer avec quelqu’un qui refuse radicalement toute communication ? Comment traverser de tels abysses ? Comment rester debout (pas comme Ismaël) face à un événement qui dépasse notre jugement et notre entendement ?

 

Avec ses cinq comédiens qui ont exactement l’âge des personnages, son musicien qui chantonne dans une langue inventée pour l’occasion et sa scénographie qui fait miroiter des images puissantes et porteuses de sens quand le texte se tait (comme lsmaël), Nous, dans le désordre vous parlera donc de la manière dont les épreuves nous transforment, individuellement et collectivement. Ismaël se relèvera-t-il avant le salut final ? On ne sait pas. Mais son immobilité génère de tels mouvements intérieurs qu’il serait vraiment dommage d’y mettre un terme avant...

 

 

 

La mise en scène fluide et rythmée, visuelle et sans superflu, interroge chacune et chacun sur ce qui nous rassemble - ou pas.

La Terrasse

 

 

 

 

  • Dans la presse

    Estelle Savasta a écrit et mis en scène un texte singulier entre parabole moderne et manifeste politique. Le spectacle est dynamique, attachant et édifiant. Estelle Savasta commence sa carrière comme assistante de Gabriel Garran puis de Wajdi Mouawad. En 2005, elle créé sa compagnie et met en scène une adaptation bilingue française et LSF (langue des signes française) du “Grand Cahier” d’Agota Kristof . En 2007, elle écrit “Seule dans ma peau d’âne” et en 2011, “Traversée”. En 2014, le « Préambule des étourdis » naît de l’inspiration d’un album jeunesse et en 2017, elle conçoit “ Lettres jamais écrites”, œuvre co-écrite avec neuf adolescents et quinze auteurs lors d’une résidence.

     

    Au départ de chaque création de la compagnie, il y a une question posée et un long travail de maturation en plateau :  Comment devient-on un monstre ? Comment devient-on une fille ? Qu’est-ce qui nous lie les uns aux autres ?  À chaque fois, ce n’est pas à Estelle Savasta de répondre mais il s’agit plutôt pour elle de repérer ce qui se joue du collectif ou de l’individuel lorsque apparaissent les dilemmes qui nous obligent et que nous ne pouvons traverser avec désinvolture, ceux-là même qui fabriquent des obstacles insurmontables,  des douleurs psychiques qui s’accumulent et des ressentiments sociaux qui s’entrechoquent.

     

    « Nous dans le désordre » a fait l’objet d’une résidence au long cours dans un lycée et de répétitions partagées avec des jeunes. La compagnie, c’est son credo, parallèlement à son travail de création, veille à rester en lien avec les publics les plus éloignés du théâtre, initiant des projets ou apportant des représentations dans des lieux non dédiés : milieu hospitalier, carcéral, foyers de l’aide sociale à l’enfance…

     

    Souvent, une telle modalité de création et son empilement d’édifice d’écriture prédit, résultat de cet artisanat, l’accouchement de pièces bricolées où le peuplement des esprits à l’œuvre organise une multiplicité des discours dans une insaisissable et désordonnée pièce puzzle. Nous avons vu la pièce lors d’une représentation à destination des professionnels dans la salle du Théâtre des Abbesses et, puisque l’inquiétude doit être immédiatement éteinte, écrivons d’abord que la pièce est une magnifique construction homogène par son rythme et son écriture.

     

    Toute la culture (22 février 2021)

  • Générique

    Écriture et mise en scène Estelle Savasta

    Avec Chloé Chevalier Olivier Constant Zoé Fauconnet Valérie Puech Damien Vigouroux

    Musique Ruppert Pupkin

    Scénographie Alice Duchange

    Création lumières Romain de Lagarde Cécilia Galli assistée par Aliénor Figueiredo

    Costumes Cécilia Galli assistée par Aliénor Figueiredo

    Guitares Benoit Perraudeau

    Violoncelle Thomas Dodji Kpade

    Trompette Hervé Michelet

    Construction Olivier Brichet

    Assistante à la mise en scène – stagiaire Chine Modzelewski

    Regard chorégraphique Mathias Dou

    Régie générale et lumière Yann Lebras

    Régie son Anouk Audart

    Production : Cie Hippolyte a mal au cœur

     

    Coproduction : La Garance scène nationale de Cavaillon, Théâtre du Pays de Morlaix, Théâtre de la Cité CDN Toulouse Occitanie, Théâtre Romain Rolland - Villejuif, Le Tandem - Arras Douai

     

    Soutiens : Fondation E.C.Art-POMARET, SPEDIDAM, ADAMI, Chaillot Théâtre national de la danse, La Colline Théâtre national, Le Grand Bleu - Lille

    Action financée par la Région Ile-de-France

    Avec le soutien du Département du Val-de-Marne

    La compagnie Hippolyte a mal au cœur est conventionnée par la DRAC Ile-de-France - Ministère de la Culture
     La compagnie s'engage à respecter la Charte régionale des valeurs de la République et de la laïcité

Infos pratiques

ENV. 1H30

DÈS 14 ANS

TARIF.