L’attrape-rêves
D’abord, vous pénétrerez dans une salle plongée dans la pénombre. Ici et là, quelques lumières clignoteront comme des étoiles et vous évoqueront le charme de la nuit - ce moment fascinant où le temps cesse d’exister et où les rêves peuvent émerger. Dans cette salle, plus de contraintes à honorer, plus de devoirs à effectuer, plus de normes à respecter, plus d’injonctions à se fader, non : dans cette salle, vous pourrez faire tout ce que vous voulez...
Du genre ? Par exemple, près du Banc à rencontres, vous pourrez discuter, dialoguer, échanger avec d’autres personnes qui se trouvent là et que vous ne connaissez pas. Dans le fond de l’un des quatre Trésors à partager, vous pourrez découvrir un tout petit rien qui, parce qu’il s’agit d’un tout petit rien, vous offrira d’inépuisables sources d’agrément. Dans le Jardin des devenirs, vous pourrez planter vos vœux pour l’avenir du monde et puis attendre qu’ils poussent. Dans l’espace performatif qu’est le Socle à paroles, vous pourrez déclamer tous les mots que quelqu’un aura déposés avant vous. De même, vous pourrez aller regarder toutes les œuvres qui n’existent pas encore mais que vous rêvez depuis toujours de pouvoir admirer sur le mur de l’Exposition idéale ou bien vous perdre dans la contemplation des icônes féminines que vous aimez glorifier - et qui forment, elles, la Constellation des Inspirantes...
Vous l’aurez compris : dans ce Musée des Anonymes évolutif et participatif créé par l’artiste-scénographe Anne-Sophie Bérard pour écouter vos désirs, ausculter vos attentes, explorer vos envies et, en même temps, partager vos récits, vos pensées, vos confidences, la véritable œuvre d’art, ce sera vous...