Les Quinconces L'espal - Scène nationale du Mans

Pode ser / Mascarades

danse

Soirée danse inspirante - LEILA KA & BETTY TCHOMANGA

05 - 06 janvier

©Quelia Fernandez
©Martin Launay
©Quelia Fernandez
©Martin Launay
©Quelia Fernandez
©Martin Launay
©Yoann Bohac
©Yoann Bohac
©Quelia Fernandez

 

PODE SER

La danseuse comme boxeuse

 

 

Que les choses soient claires : Leïla Ka n’est pas la fille de Joseph K., le petit employé de banque qui se retrouve embarqué dans une drôle de galère dans Le Procès de Franz Kafka, pas plus que celle de Kaa, le python réticulé qui devient le poto de Mowgli dans Le Livre de la jungle de Rudyard Kipling, même si elle possède autant l’opiniâtreté et la combativité du premier que la souplesse et l’agilité du second...

 

Leïla Ka est une jeune chorégraphe issue du mouvement « hip hop » qui, rapidement, va métisser son langage et mélanger tous les genres (sa rencontre avec Maguy Marin n’y étant sans doute pas pour rien). C’est d’ailleurs après avoir travaillé avec la star internationale que cette alchimiste du mouvement créera son tout premier solo mixant danses urbaines, danse contemporaine et une bonne dose de théâtralité afin d’illustrer toute la complexité et la difficulté d’être : Pode ser, donc...

 

Dans cette pièce distinguée aux festivals de Stuttgart, de Cagliari, de Gdansk et de Cologne, vous la verrez pénétrer dans l’arène d’un pas ferme et volontaire avant d’engager son corps gracile et rageur dans une bataille contre l’obscurité, contre l’air ou contre lui-même, sur la musique lyrique et romantique de l’opus n° 100 de Schubert : un spectacle aux allures de combat de boxe, un solo en forme de coup de poing, un instantané beau comme un uppercut, à l’issue duquel cette princesse furieuse s’en sortira sans une égratignure, mais où c’est vous qui serez totalement sonné, groggy, knock-out...

 

 

 

MASCARADES

Madame 100 000 watts

 

 

Mami Wata est une déesse du culte vaudou qui partage avec la petite sirène de Walt Disney la caractéristique d’être une créature hybride, mi-femme mi-poisson, vivant à la frontière entre deux mondes. Mais la ressemblance s’arrête là, car Mami Wata est considérée comme un être monstrueux par les adeptes du vodoun, en raison de son grand pouvoir de séduction, de ses moeurs délétères et de sa sexualité fort débridée, qui en font le symbole des bas-fonds et, accessoirement, de la mort, si l’on s’avise de refuser de satisfaire à ses caprices...

 

La danseuse et chorégraphe Betty Tchomanga vous proposera une vision très originale de ce personnage ancestral puisque, dans son short en jean élimé et son tee-shirt blanc un peu court, elle sautera sur de la musique électronique inspirée de la scène gqom d’Afrique du Sud (une variante de la house) en faisant sourdre de sa gorge des borborygmes et des onomatopées et en poussant sa voix aux limites du spectre sonore, accédant ainsi au très grave comme au très aigu...

 

Elle sautera ? Oui. Et ce mouvement répété ad libitum entraînera la silhouette de Betty Tchomanga dans une infinité de métamorphoses. C’est donc en sautant (ou en dansant : c’est pareil, puisque danser se dit saltare en latin, qui provient de saltus, le saut) qu’elle parcourra toute l’étendue qui sépare la surface des profondeurs, ou la danse de la transe, ou Betty Tchomanga de Mami Wata, ou bien encore votre position de spectateur de celle de témoin d’une expérience unique...

  • Générique

    PODE SER

    Chorégraphie et interprétation

    Leïla Ka

    Création lumière

    Laurent Fallot

     

    MASCARADES

    Conception et interprétation

    Betty Tchomanga

    Création lumière

    Eduardo Abdala

    Création sonore

    Stéphane Monteiro

    Regards extérieurs

    Dalila Khatir et Emma Tricard

    Consultante travail vocal

    Dalila Khatir

    PODE SER

    Coproduction et soutien : IADU, La Villette Fondation de France 2017, Paris / Cie Dyptik, Saint-Etienne / Espace Keraudy, Plougonvelin / Festival La becquée, Brest / Le Flow, CESU, Lille / Micadanses, Paris / Le théâtre - Scène nationale, Saint-Nazaire / Théâtre Icare, Saint-Nazaire.

     

    MASCARADES

    Production : Lola Gatt • Soutien : Fonds de dotation du Quartz, Scène nationale de Brest. • Partenaires : Le Pacifique - CDCN de Grenoble / L’Atelier de Paris, CDCN / La Gare - Fabrique des Arts en mouvement du Relecq-Kerhuon / Festival La Bécquée / Un soir à l’Ouest / le Cabaret Vauban, Brest. Mécène : SARL SICC Saint-André-de-Cubzac. Ce projet a reçu une aide à la création de la part de la Ville de Brest et du Ministère de la Culture – DRAC de Bretagne. L’Association Lola Gatt est soutenue par la Région Bretagne. Liste des musiques utilisées : 16th Step - DJ Lag, Libérez la bête - Casey, Horses in the sky - A Silver Mt. Zion.

Pratiques

ENV. 1H30

 

Spectacle soutenu par la Région des Pays de la Loire dans le cadre du dispositif