Après avoir officié comme chroniqueur dans les émissions de Yann Barthès (alors qu’il n’avait pas encore soufflé ses dix-huit bougies), après avoir joué son premier seul en scène, Presque, devant plus de cent mille spectateurs (soit la totalité des habitants de la ville de Nancy) et après avoir écoulé son œuvre autobiographique, La prochaine fois que tu mordras la poussière, à plus de trois cent cinquante mille exemplaires (soit la totalité des habitants de la ville de Nice), Panayotis Pascot revient arpenter les scènes de théâtre, toujours aussi esseulé, avec un deuxième spectacle intitulé Entre les deux...
Mais entre les deux quoi, au juste ? Entre le moment où l’on salit ses habits en toute impunité et le moment où l’on doit faire tourner la machine à laver, ou encore entre le moment où l’on va tranquillement à l’école et le moment où l’on adhère à une association de parents d’élèves angoissés - c’est-à-dire ce bref intervalle où l’on n’est plus un môme et où l’on n’en a pas encore eu...
C’est que Panayotis Pascot est officiellement entré dans l’âge adulte et que sa vie actuelle est nettement moins excitante que ce qu’on lui en avait dit. S’estimant lésé par cette publicité frauduleuse autour de l’âge de raison qui est plutôt l’âge de la désillusion et de la contrition, celui qu’on a longtemps et fort justement présenté comme l’icône de la nouvelle vague comique ou le mètre-étalon du stand-up hexagonal empoignera les armes de l’humour pour régler son compte à cette vieille antienne qui assure qu’être majeur et vacciné est le nec plus ultra de la félicité. La post-adolescence n’aurait-elle aucun sens ? Voilà ce que prouvera Panayotis, avec malice et sans artifice...
"UN CONCENTRÉ DYNAMIQUE, NÉVROSÉ ET HILARANT DE CETTE PÉRIODE FLOUE QU'EST LA VINGTAINE."